Les formes d'organisation collective
au sein de la filière
Organigramme de la filière cunicole
La filière est organisée en plusieurs maillons tous en lien les uns avec les autres.
- L’amont concerne les « services » professionnels, administratifs et financiers évoluant autour de l’élevage.
Il s’agit des fabricants d’aliments et de compléments, des sélectionneurs, des fabricants et revendeurs de matériels, des vétérinaires,
et des entreprises de prestation qui pratiquent l’insémination ou le lavage par exemple. - La production prend en compte tous les élevages cunicoles. Il peut s’agir d’élevages indépendants ou regroupés en organisations de producteurs (OP).
Ces dernières ont pour objectif de mutualiser les moyens des éleveurs afin de rééquilibrer les relations commerciales qu’ils entretiennent avec les acteurs économiques de l’aval de leur filière. Les OP jouent donc un rôle dans la négociation des prix de vente des lapins en sortie d’élevage et dans leur commercialisation.
Elles fournissent également une assistance technique à leurs membres. - L’aval, quant à lui, est responsable de l’abattage, de la transformation et du conditionnement de la viande.
En 2025, 7 abattoirs ont une activité significative en lapin (+ 500 T/an).
Bon à savoir !
Il existe des interprofessions régionales qui sont les représentantes du CLIPP en région et qui regroupent les acteurs de la filière au niveau local.
Leurs objectifs sont principalement de réaliser la promotion et le développement de la filière en région, par le biais d’actions auprès du grand public
ou de cibles plus spécifiques (scolaires, RHD…).
Elles peuvent également être le lien entre les institutions.
La contractualisation
La filière lapin pratique la contractualisation depuis 30 ans grâce aux modalités de maîtrise de la production entre les groupements
et les abattoirs avec, par exemple, les quotas d’été qui permettent d’ajuster la production en fonction de la demande.
Les lois EGalim, instaurées depuis 2018, ont permis de formaliser cette pratique déjà répandue dans la filière cunicole.
Ainsi, la contractualisation écrite entre le producteur et le premier acheteur est une obligation depuis EGALIM 2 en 2021.
Celle-ci permet d’avoir un contrat pluriannuel (minimum 3 ans), avec un prix de vente déterminé à partir d’indicateurs prédéfinis
par les interprofessions ou les instituts techniques, et doit être à l’initiative des producteurs.
Indexation
En règle générale, le prix d’achat des lapins aux éleveurs est indexé sur le coût
de l’aliment, principal poste de charges.
Cette indexation est mise en place depuis 2018 pour sécuriser les producteurs.
Elle peut être calculée sur l’indice ITAVI mis à jour mensuellement,
ou lissée sur l’année.
L’indice ITAVI est un outil qui « reflète le coût optimisé des matières premières entrant dans différentes formules d’aliments. Il inclut les matières premières hors premix et les coûts de transport jusqu’à une usine fictive en Ille-et-Vilaine mais n’inclut pas les coûts de fabrication de distribution et la marge du fabricant ».